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6.02.2009 - La Voix du Nord : "C'est une nouvelle importante pour les employés et la direction d'Astra Zeneca Dunkerque. Le groupe pharmaceutique anglo-suédois, implanté le long de l'A 16, aurait trouvé un repreneur pour son pôle chimie, à vendre depuis quelques mois. Il s'agirait d'un groupe dont le siège se situe dans le Douaisis.
Le 26 janvier, la direction d'Astra Zeneca Dunkerque et celle du groupe Minafin, spécialisé dans la chimie fine pharmaceutique, ont cosigné une lettre d'engagement "en vue de la reprise de l'activité chimie d'Astra", selon les termes de Michel Vairon, directeur d'Astra Zeneca Dunkerque.
Le groupe, qui a annoncé en 2007 un désengagement progressif (jusqu'en 2014) de ses activités dans la chimie, avait en effet mis en vente son outil industriel - où est produit notamment l'ésomeprazole, molécule qui traite le reflux gastro-oesophagien et l'oesophagite - pour se concentrer sur son activité pharmacie. Astra Zeneca aurait ainsi trouvé une belle opportunité de préserver ses installations, de pointe, au sein desquelles 220 personnes travaillent, sur un effectif total de 650. Minafin, du nom d'une holding luxembourgeoise, est déjà présent depuis quatre-vingts ans dans le Nord, à Beuvry la Forêt, avec l'usine Minakem, où se trouve le siège décisionnaire du groupe. Minafin possède aussi une usine en Allemagne et une autre unité aux Etats-Unis. Il emploie 350 personnes et affiche 70 millions d'euros de chiffre d'affaires.
"Ce projet, s'il aboutit, permettra de pérenniser les emplois et d'accueillir un groupe dont la chimie est le coeur de métier et qui a un vrai projet industriel" explique Michel Vairon. Car si Minafin devait investir les lieux à Dunkerque, il aurait avec Astra Zeneca un voisin mitoyen connu, certes, mais surtout un client potentiel. tout le monde y gagnerait.
Du côté des syndicats, l'annonce a été plutôt bien accueillie. "Lors du comité d'entreprise de mercredi, deux représentants de Minafin sont venus nous présenter le groupe, raconte Vincent Evrard, de la CGT. Si nous restons vigilants sur la phase de négociation qui s'engage et sur la reprise des salariés, on a senti chez eux, comme avec notre nouvelle direction, une volonté d'avancer, et d'aboutir dans le dialogue". A la CFDT, on sera également "attentif sur la question des acquis sociaux".
Seveso
Minafin avait déjà cherché à s'étendre. Fin juin 2008, des associations de riverains de Beuvry la Forêt avaient d'ailleurs protesté contre l'extension souhaitée sur le site de Minakem, déjà classé Seveso. Face à la pression, alors même que le permis de construire avait été obtenu, la décision de jeter l'éponge et de choisir un redéploiement sur le site allemand de Leuna, avait alors été annoncée.
Une implantation supplémentaire, à Dunkerque, est pour les syndicats une preuve s'il en est, que ce groupe "est une bonne pioche".
L'annonce d'une reprise de la chimie intervient alors que court toujours le plan de sauvegarde de l'emploi mené par Astra Zeneca, qui vise la suppression de 95 emplois. A ce jour, près de 50 départs volontaires ont déjà eu lieu, les salariés ayant retrouvé un emploi, pour 80 % d'entre eux dans la région.
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